Madhab Hanbali

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Selon ‘Abd al-Latif ibn ‘Abd ar-Rahman, arrière-petit-fils d’Ibn ‘Abd al-Wahhab, tous le monde musulman était noyé dans le Shirk pré-islamique !

‘Abd al-Latif ibn ‘Abd ar-Rahman [1810-1876], arrière-petit-fils de Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhab, dépeint le portrait du Sham, de l’Egypte, de l’Irak [nous vous avons épargné les mêmes descriptions concernant les deux lieux saints à savoir la Mecque et Médine, le Yémen etc.], et il dit ce qui suit :

[La situation du Levant [Sham] et de l’Irak]

“De même, Alep, Damas et le reste des contrées du Levant contiennent parmi ces mausolées, ces monuments et ces édifices ce sur quoi les gens de la foi et de l’islam, parmi les disciples du Maître des hommes [le Prophète ﷺ], ne sauraient cohabiter. Elles [ces pratiques] sont proches des actes de mécréance égyptiens que nous avons mentionnés [précédemment, ainsi que pour toute l’Arabie et le Yémen…], et sont entachées par ces états idolâtres et polythéistes.

De même : Mossoul et les contrées des Kurdes ; il y est apparu diverses sortes de polythéisme, de perversité et de corruption. Et en Irak : on y trouve de cela une mer [de maux] qui engloutit tous les golfes. Ils ont le mausolée d’Al-Hussayn ; les Rafidha [chiites] l’ont pris pour idole, voire pour un seigneur qui administre et un créateur qui facilite. Ils y ont restauré le mazdéisme [al-majusiyya], et ont ressuscité par sa cause les sanctuaires d’Al-Lat et d’Al-Uzza, ainsi que ce sur quoi étaient les gens de l’ignorance préislamique [Jahiliyyah].

De même : le mausolée d’Al-Abbas, le mausolée de ‘Ali, le mausolée d’Abu Hanifa, de Ma’ruf al-Karkhi et du Shaykh ‘Abd al-Qadir [al-Jilani]. Leurs Rafidha tout comme leurs Sunnites ont été séduits par ces mausolées. Ils se sont détournés des objectifs et des desseins les plus nobles, et n’ont pas reconnu ce qui leur incombait concernant le droit d’Allah, l’Unique, le Seul à être imploré, le Un.

En résumé : ils sont le pire mal de ces contrées, et ceux qui fuient le plus la vérité par orgueil. Les Rafidha prient en direction de ces mausolées, ils s’y inclinent et se prosternent pour ceux qui se trouvent dans ces sanctuaires. Ils ont dépensé pour les occupants de ces tombes et sépulcres des richesses et des vœux pieux dont ils ne dépensent pas même le dixième pour le Souverain, le Très Haut, le Pardonneur.” […]

Il a dit également : « [La majorité des habitants de la terre, parmi ceux qui se réclament de l’Islam, ont sombré dans les mers du polythéisme désastreux]

La porte de la libre disposition [le pouvoir d’intervenir dans l’univers] accordée aux shaykhs et aux saints s’est tellement élargie que la majorité de ceux qui se réclament de l’Islam parmi les habitants de la terre s’y sont engouffrés. Par cette brèche, la plupart de ceux qui habitent la terre sous la voûte céleste ont péri dans ses mers, au point que l’intention première de la recherche d’intercession [tashaffu’] et de médiation a été oubliée. Plus personne ne s’y arrête parmi eux, si ce n’est celui qui a oublié les pactes de protection. […]

Et le polythéisme de la première époque de l’ignorance préislamique [Jahiliyyah] n’avait même pas atteint cette extrémité. Au contraire, Allah, exalté soit Son rappel, a mentionné qu’ils [les païens de Quraysh] Lui reconnaissaient l’Unicité de la Seigneurie et l’avouaient. »

[Fatawa al-A’immah an-Najdiyyah, 1/55-56 et 72]


Commentaire Qays al-Hanbali : Il y a plusieurs éléments qui ressortent de ce texte qui sont :

  • Premièrement, le texte balaye presque tous les grands centres de l’Islam traditionnel de l’époque [Alep, Damas, Mossoul, l’Irak en général, et l’Égypte mentionnée plus haut]. L’auteur décrit ces régions non pas comme des terres d’Islam abritant des pécheurs, mais comme des lieux replongés dans l’idolâtrie et la Jahiliyyah

  • Deuxièmement, l’inclusion des Sunnites dans le Takfir, car après avoir fustigé les chiites pour les actes blâmables autour des mausolées d’Al-Hussayn, de ‘Ali ou d’Al-Abbas, l’auteur cible explicitement les sunnites de ces régions qui seraient tombés dans ces actes de “polythéisme”, notamment autour des mausolées d’Abu Hanifa, Ma’ruf al-Karkhi, et Abd al-Qadir al-Jilani. Surtout, il précise que « leurs Rafidha tout comme leurs Sunnites » ont succombé à cette tentation, il ne fait donc aucune différence dans son verdict entre les différents groupes, quiconque vénère ces lieux, sunnite ou chiite, tombe dans ce qu’il qualifie de polythéisme.

  • Et enfin, l’assimilation aux religions préislamiques, ceci pour asseoir l’idée que le combat contre eux est justifié, l’auteur emploie des termes choquants, accusant ces populations d’avoir « restauré le mazdéisme »  et d’avoir recréé des idoles équivalentes à celles des païens de Quraysh [« Al-Lat et Al-‘Uzza »]…


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