Madhab Hanbali

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Le Mawlid chez les Hanbalis – Shaykh Faris al-Khazraji

Shaykh Faris al-Khazraji al-Hanbali a dit sur le sujet du Mawlid :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Le jugement concernant la célébration du Mawlid

Louange à Allah, qui a envoyé Son Messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion. Et Allah suffit comme témoin. J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, Seul et sans associé, et j’atteste que notre maître Muhammad est Son serviteur et Messager. Ô Allah, prie sur lui et sur sa famille, et salue-les abondamment.

Ensuite,

Il nous est parvenu une question concernant le jugement de la célébration du Mawlid [la naissance du Prophète]. Voici notre réponse à ce sujet.

Nous disons, et c’est auprès d’Allah qu’est la réussite :

Quant à la célébration du noble Mawlid, il n’a été rapporté de notre Imam [Ahmad], qu’Allah l’agrée, aucune approbation ni interdiction à ce sujet. De même, les savants de l’école Hanbali n’ont pas rapporté de célébration de leur part. Cependant, ils ont rédigé des ouvrages sur le Mawlid, parmi lesquels figurent ceux de Yusuf bin ‘Abd al-Hadi, connu sous le nom d’Ibn al-Mibrad, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui a écrit sur le Mawlid :

1. Rawdh Ar -Rabi’ fi Mawlid an-Nabi ash-Shafi’

2. Rawdh al-Hada’iq fi Mawlid Khayr al-Khala’iq

3. Ash-Shifa’ fi Mawlid al-Mustafa

4. Ad-Diya’ wa al-Anwar fi Mawlid al-Mukhtar

Il y a également l’ouvrage Ad-Durr al-Munazzam fi Mawlid an-Nabi al-Mu’azzam de Muhammad bin Fakhr ad-Din ad-Dimashqi al-Kutubi al-Hanbali. Et il a aussi écrit : Al-Lafz al-Jamil fi Mawlid an-Nabi al-Jalil. Ainsi que Al-Manhal al-‘Adhb al-Qarir fi Mawlid al-Hadi al-Bashir an-Nadhir d’al-Mardawi.

L’école Hanbali n’interdit pas l’organisation d’assemblées pour faire connaître notre maître le Messager d’Allah ﷺ à l’occasion de sa naissance, ainsi que la lumière, le bien et la guidée qu’Allah le Très-Haut a octroyés par sa mission à l’humanité entière, de même que l’évocation de ses nobles traits de caractère, de son effort, de ce qu’il a enduré comme préjudices et de sa patience face aux calamités afin de transmettre le message de son Seigneur, pureté à Lui.

Rien n’empêche de manifester de la joie et de l’allégresse pour cette naissance grandiose, ni de réciter des poèmes faisant son éloge et invoquant les prières et la paix sur lui, comme le faisait Hassan ibn Thabit. Rien n’interdit non plus de manger et de boire en signe de célébration et de joie.

Toutefois, il n’est pas permis religieusement d’y inclure les interdits sur lesquels s’accordent les quatre écoles, tels que la présence d’instruments de musique, la mixité entre les hommes et les femmes, et d’autres choses semblables. De même, aucune évocation [dhikr] spécifique n’y est légiféré en raison de l’absence de texte légal à ce sujet.

Et la célébration de celui qu’Allah a envoyé comme miséricorde pour les mondes est jugée selon l’intention de celui qui la pratique : le principe de base de la célébration est la permission, elle devient donc recommandée en fonction de l’intention visée, car les moyens prennent le statut des finalités. Et la récompense est maximisée selon les intentions. Une chose similaire a été mentionnée par Taqi ad-Din Ibn Taymiyyah, qu’Allah lui fasse miséricorde, dans Al-Iqtida’.

Enfin, un conseil général pour les musulmans : la question de la célébration est une question d’effort d’interprétation [ijtihad] sujette à divergence, et non une question absolue. Ainsi, celui qui ne célèbre pas et opte pour l’interdiction se base sur ses preuves, à condition de ne pas faire de l’acte de célébrer un motif pour qualifier le célébrant d’innovateur détestant la Sunna. De même, celui qui célèbre ne doit pas faire de la célébration un critère pour accuser celui qui s’en abstient de manquer d’amour pour le Prophète élu ﷺ. Car tous sont musulmans, et nous avons le plus grand besoin de réduire les divergences. Et Allah est le plus savant. »

Écrit par, le Superviseur Général de l’École Hanbali Irakienne

Faris bin Falih al-Khazraji
Le dixième jour du mois de Rabi’ al-Awwal de l’année 1445 de l’Hégire – Correspondant au 25/09/2023


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