Madhab Hanbali

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L’Islam, les femmes et le travail – Qays al-Hanbali

As salamu ‘alaykum wa rahmatu Llah,
Je vais essayer d’être le plus synthétique et complet possible [oxymore].

Avant toute chose, le droit musulman permet aux femmes de travailler, de commercer et d’être à leur compte, et nos sœurs répètent allègrement les cas célèbres qui le justifient, donc pas besoin d’y revenir. Dans tous les cas, une société islamique se doit de pourvoir bon nombre de secteurs d’activités par des femmes uniquement.

Cependant, il y a des nuances à énumérer, notamment face au paradigme capitaliste instillé dans les consciences. Car non, le travail n’est pas l’horizon indépassable pour « s’accomplir » en tant que femme, fonder un foyer doit rester ce principal horizon. Surtout pour s’épuiser dans des métiers peu valorisants du tertiaire, ce qui est aujourd’hui la norme des emplois accomplis par les femmes [et les hommes]. Pourquoi sacrifier la stabilité et le bien-être de sa famille sur l’autel du Marché ? Pourquoi appeler “libération” l’obéissance à un patron, et “servitude” l’éducation de sa propre descendance ? Ce qui signifie que la norme ne doit pas être la généralisation des femmes au travail, mais plutôt de bâtir un sanctuaire familial solide ; d’être le pilier intérieur de l’édifice lorsque l’homme sera, quant à lui, le pilier extérieur. Si les deux désertent la maison pour le marché, l’édifice s’effondre…

À partir du moment où vous intégrez dans votre logiciel de pensée des notions telles que « l’émancipation », « l’asservissement » (envers sa famille et surtout son mari), le « patriarcat » ou « l’égalitarisme », vous avez déjà ingéré, consciemment ou non, le poison féministe totalement contraire aux valeurs islamiques.

Ceci étant dit, revenons aux différentes catégories de femmes :

• Quant à la femme célibataire, elle pourra travailler si elle le souhaite en attendant de fonder sa famille, et poursuivre son activité si son futur mari ne voit aucun inconvénient à cela ; personne ne peut blâmer qui que ce soit dans un tel cas. La femme mariée sans enfant peut rentrer dans cette même dynamique si son mari l’accepte.

• La femme mariée avec enfant(s) doit, en revanche, prioriser la maternité et l’éducation de ses enfants [tâches infiniment plus nobles que de scanner des centaines de produits à la caisse d’un supermarché ou d’être vendeuse de prêt-à-porter…]. Il faut par ailleurs rappeler que cumuler les casquettes peut être faisable sans enfant sans trop impacter le foyer, mais dès qu’ils arrivent, la donne change complètement. Ce cumul mène quasi inévitablement aux tensions et au burn-out conjugal. Car il est impossible d’être à la fois le cœur battant du sanctuaire et l’employée du mois sans que l’un des deux ne finisse en ruine. On ne peut pas donner le meilleur de son énergie à un patron le jour, et espérer qu’il reste autre chose que des miettes pour sa propre famille le soir.

• Enfin, la femme divorcée ou veuve, avec ou sans enfants, sera bien souvent dans la nécessité de travailler pour subvenir à ses besoins. Et ce, en attendant de trouver un nouveau partenaire capable de la prendre en charge, ou de rester dans cette situation si celle-ci lui convient.

En définitive, les cas peuvent être divers et variés, mais l’Islam promeut un cadre familial patriarcal où l’homme détient l’autorité légale et la charge financière, n’en déplaise aux sœurs perfusées par l’idéologie féministe. De ce fait, l’Islam n’a pas pour vocation de promouvoir, de pousser ou de généraliser le travail extérieur pour les femmes, cela doit rester l’exception, non la norme. Une nation doit avant tout s’enquérir de la bonne santé de son sanctuaire familial plutôt que de son PIB, car s’il n’y a plus de familles, il n’y a plus de nations, ni de civilisations. La preuve de ce schéma d’effondrement se trouve devant nos yeux, l’Occident moderne et décadent voit ses populations disparaître sous le poids des idéologies progressistes, dont le féminisme fait grandement partie.

À force d’avoir troqué la descendance pour la croissance, ils finiront par tout perdre.

En conclusion, sortons des polémiques superficielles et impertinentes pour retrouver la hauteur de notre Révélation, car l’Islam ne vient pas enchaîner la femme, il vient la soustraire à la tyrannie du marché pour la couronner reine de son foyer. Et bâtir des Hommes vaudra toujours infiniment plus que de mendier une illusion de grandeur dans les vitrines d’une époque sans âme.

Qu’Allah accepte de nous et qu’Il nous fasse mourir sur l’Islam.
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